Hunger Games, T3

Résumé

Le district douze n’existe plus, rasé par les bombes du Capitole. Peeta est toujours aux mains de Snow. Katniss et Gale ont réussi à s’enfuir et à trouver refuge dans le district treize que tous croyaient anéanti. La révolte gagne peu à peu les districts, alimentée par les dirigeants du treize. On attend de Katniss qu’elle devienne le visage de la résistance, le geai moqueur. Mais en proie à une profonde dépression, la jeune fille doute et ne sait plus quel est son rôle.

 

Mon avis

 

Ça y est, dernier tome de la série Hunger games, excellente série dystopique pour jeunes adultes.

 

On retrouve Katniss après les évènements du tome 2 et on constate à quel point elle est amochée, physiquement et mentalement. Elle et sa famille ont trouvé refuge dans le district treize, qui organise la révolte contre le Capitole. Par certains côtés, le treize est pire que le douze, tant la vie y est normée et réglementée.

Les dirigeants du treize, même s’ils sont du côté des « gentils », ne valent guère mieux que ceux du Capitole. Ils n’hésitent pas à instrumentaliser Katniss et à la sacrifier si nécessaire (elle, ou d’autres, je ne peux plus en révéler sans spoiler, mais préparez les mouchoirs).

 

Comme pour les précédents tomes, j’ai beaucoup aimé l’aspect politique, la critique de la toute-puissance des médias. Katniss est mise en scène comme elle l’était durant les Jeux. Les méthodes sont à peine différentes.

 

« La révolte » est un livre que j’ai trouvé très dur, plus que les précédents (c’est dire !). Katniss passe une bonne partie du bouquin à se débattre contre la dépression et contre sa culpabilité d’avoir abandonné Peeta. Elle se retrouve à jouer un rôle dont elle n’a pas envie. Elle perd des êtres chers (là aussi, pas de nom, mais préparez le paquet de mouchoirs). Quand elle commence à aller mieux, paf, elle en reprend plein la figure.

Je dois avouer qu’à un moment, j’avais tellement mal pour elle que j’avais envie de dire à l’auteur « stop, on arrête le tir ! ».

 

À côté de Katniss, on retrouve Gale, qui a vu une partie du district douze mourir sous les bombes, mais qui a réussi à sauver une partie des habitants. Le jeune homme révolté en devient presque fanatique.

 

Même topo pour Finnick, durement éprouvé par son second passage dans l’arène et par la perte de la femme qu’il aime. Sans compter qu’on apprend réellement ce que le président Snow le forçait à faire (et ce n’est pas joli, joli).

 

Ne parlons même pas de Peeta, torturé durant des semaines par le Capitole et à qui on a fait subir un lavage de cerveau pour lui faire croire qu’il détestait Katniss et devait la tuer à tout prix.

 

Vous l’aurez compris, ni les personnages, ni le lecteur ne sont épargnés.

 

Côté intrigue, j’ai trouvé le début un peu long à se mettre en place. Au final, Katniss est en quelque sorte prisonnière et ne fait pas grand-chose. L’action progresse à partir du premier quart, et devient alors vraiment prenante, grâce à de nombreux rebondissements.

L’assaut sur le Capitole est un moment de bravoure (même si j’ai trouvé le coup des pièges parfois un peu gros à avaler, et faisant ressembler l’action à une séquence de jeu vidéo). La fin de l’assaut sur le Capitole est une grosse baffe au lecteur. Honnêtement.

 

Un mot sur la fin : elle est douce-amère (voire assez sombre). Katniss a beaucoup perdu, elle réalise (et nous avec) qui sont vraiment les méchants de l’histoire. Les derniers chapitres sont vraiment très, très émouvants (je pleure rarement, mais là ce n’était pas loin). La fin est dure, réaliste, mais au final porteuse d’espoir.

 

En conclusion

Un dernier tome sombre et sans concession, qui conclut admirablement une trilogie qui constitue l’un de mes coups de cœur lecture. 

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