Writing excuses, saison 9, episodes 21 à 31

Writing excuses

Saison 9 du podcast « Writing excuses », « 15 minutes long, because you’re in a hurry, and we’re not that smart ». 15 minutes donc pour discuter de techniques d’écriture, du meilleur moyen d’écrire romans et nouvelles et de les corriger. Animé par Brandon Sanderson, Dan Wells, Howard Tayler et Mary Robinette Kowal

 

Episode 21 : Sanderson’s third law

Étendre ce qu’on a déjà, au lieu de créer quelque chose de nouveau.

Quand on crée un monde, de la magie… pour que ce soit vraiment immersif, il faut mieux travailler sur un sujet réduit, mais en profondeur, que s’éparpiller pour essayer de couvrir le plus de terrain possible.

Une règle en SF : si on introduit une nouvelle technologie, on doit l’utiliser plus d’une fois et de manière différente.

Attention toutefois à ne pas se concentrer sur juste une seule chose, au détriment des autres. On peut retenir une règle de géologie : vous n’avez pas envie de creuser un seul puits pour l’étudier, mais vous ne voulez pas en creuser des centaines de petits. Il faut en avoir quelques-uns suffisamment profonds et s’en contenter.

 

 

Episode 22 : Microcasting

Comment faire quand le personnage manque de motivations ?

C’est sûrement qu’on a loupé quelque chose au niveau du développement du personnage et de l’intrigue. Repartir en arrière et retravailler.

Comment persuader son conjoint que l’écriture est plus qu’un hobby ?

Le mieux est d’avoir une conversation sérieuse où on met tout sur la table. Il faut aussi prouver au conjoint que l’écriture est importante, en gardant du temps pour lui et en sacrifiant d’autres loisirs, jugés moins importants que l’écriture.

Comment vendre une suite à un éditeur ?

Réfléchir à comment vont évoluer les personnages, ce qu’on peut changer dans le background, ou aux répercussions des événements qui ont eu lieu dans le tome 1. Surtout, il faut écrire une histoire qui nous motive, sinon on n’arrivera jamais à rien.

 

 

Episode 23 : worldbuilding without breaking viewpoint

Comment utiliser un personnage qui a un point de vu limité, mais qui va traverser un monde très riche qu’on veut quand même décrire au lecteur.

En général, pour présenter un monde, on utilise un personnage extérieur (qui s’étonne, découvre), ou un personnage qui a des raisons de s’intéresser au monde et de le présenter (un scientifique…). On ne peut pas utiliser ces outils si on a un personnage qui fait partie du monde.

Pour présenter un phénomène, un aspect du monde : il faut que ce soit important pour l’histoire, de manière à ce qu’on puisse s’attarder sur le phénomène.

Si l’élément n’est pas important pour l’histoire, ou peut juste le mentionner en passant, ou l’intégrer au décor (Ex : ASOIAF, il n’y a pas de lune à Westeros).

On peut aussi jouer sur le langage, et les expressions idiomatiques, de manière à faire comprendre au lecteur l’une des particularités du monde.

 

 

Episode 24 : Sidequests

Les « quêtes secondaires ».

— Celle que le héros accomplit en parallèle de la quête principale

En apparence, ces quêtes n’ont pas de lien avec l’intrigue principale, mais très souvent, elles servent à faire avancer l’histoire, en faisant progresser le héros, en lui permettant de récupérer quelque chose…

Pour que cette quête marche, il faut qu’il y ait un enjeu pour le héros (qu’il risque de perdre quelque chose d’important).

— Les quêtes « bonus », qui n’apparaissent pas dans le livre

Plutôt des bonus, qui n’auraient pas leur place dans l’histoire.

 

 

Episode 25 : adjusting character sympathy

Cet épisode fait référence à l’épisode 13 et aux trois « jauges » qu’on attribue à un personnage pour le intéressant (degrés de sympathie, degrés de compétence et degrés de proactivité dans l’histoire).

Pourquoi voudrait-on diminuer la sympathie du lecteur pour un personnage ?

 

— S’il s’agit de l’antagoniste.

— S’il s’agit du protagoniste, mais qu’on veut lui faire commettre des erreurs pour ait à affronter des épreuves et grandisse.

— S’il s’agit d’un autre personnage, le rendre peu sympathique et l’opposer à un autre personnage peut rendre le 2ème personnage plus attractif aux yeux du lecteur.

— Cela rend un personnage plus humain et plus réel, car il a des défauts.

 

Comment jouer sur la sympathie ?

— Jouer sur la distance. On va avoir plus de sympathie quand on est dans la tête du personnage.

— L’humour. Un personnage qui est drôle, qui a conscience de sa situation et n’hésite pas à se moquer de lui va plus facilement passer aux yeux du lecteur.

— L’admiration. Si le personnage a une qualité qu’on admire, et qu’on rêverait de posséder, il est plus simple de s’identifier à lui.

— L’altruisme. Il est facile d’aimer quelqu’un qui n’hésite pas à se sacrifier pour la bonne cause.

— L’opinion des autres personnages. Quand un personnage qu’on aime a une bonne opinion d’un autre personnage, cela peut jouer sur notre opinion de ce deuxième personnage.

— Les faiblesses. Quand un personnage est trop compétent, il est vite barbant. Ex : Mal dans Firefly. Il agit beaucoup, mais échoue de manière spectaculaire, sans pour autant cesser de se battre.

Du coup, pour rendre un personnage peu sympathique, il suffit d’appliquer la recette inverse.

 

Attention à ne pas trop forcer le trait, sinon on risque de provoquer l’effet inverse.

 

Episode 26 : Adjusting character competence

Fait référence à l’épisode 13 : comment on ajuste le niveau de compétence d’un personnage.

Pourquoi ne pas avoir un personnage ultracompétent ? Parce que c’est un personnage qui n’est pas toujours sympathique à lire, pour lequel on ne ressent rien, et qui n’a pas de marge d’évolution. Quand le personnage est trop compétent, il est difficile de créer du conflit.

On peut rendre un personnage compétent et attractif, en le rendant compétent dans un domaine et pas du tout dans un autre. Ex : Skyfall, Bond est ultracompétent quand il s’agit de baston, mais se trouve démuni face à Silva qui est un génie de l’informatique et de la manipulation.

Pour rendre un personnage compétent : confronter d’autres personnages au problème, et les faire échouer. Du coup, quand le personnage principal réussit, on comprend que c’est qu’il est vraiment bon.

 

Comment baisser le niveau de compétence d’un personnage ?

— Le faire rendre la situation pire par ses actions (le personnage a agi comme il pensait qu’il fallait le faire, et a aggravé les problèmes).

— Lui donner un antagoniste qui lui complique la tâche.

— Sortir le personnage de sa zone de compétence, et le confronter à un domaine où il est mauvais, et où il doit progresser.

 

Comment rendre un personnage compétent sans le transformer en Mary Sue ?

— Se rappeler que le personnage va devenir compétent à travers des épreuves, un voyage… S’il devient hyper compétent sans rien faire (et sans qu’il y ait de prix), ça ne marchera pas.

— Se rappeler que l’humour chez un personnage fera mieux passer la pilule.

 

 

Episode 28 : critiquing « Sixth the dust »

Episode 29 : critiquing “Sixth the dust”

Episode 30: critiquing “A fire heaven”

Episode 31 : critiquing “An honest death”

Episodes offrant une lecture critique des 4 nouvelles parues dans l’anthologie “Writing excuses”.

Ce billet a 2 commentaires

  1. Ballatore dit :

    Merci pour ce billet très instructif. Trouver l’équilibre pour le personnage principal est difficile.

    1. Cat dit :

      Contente d’avoir pu aider, en ce cas.

Laisser un commentaire