Writing excuses, saison 9, épisodes 32 à 42

Writing excuses

Saison 9 du podcast « Writing excuses », « 15 minutes long, because you’re in a hurry, and we’re not that smart ». 15 minutes donc pour discuter de techniques d’écriture, du meilleur moyen d’écrire romans et nouvelles et de les corriger. Animé par Brandon Sanderson, Dan Wells, Howard Tayler et Mary Robinette Kowal

 

Episode 32 : adjusting proactivity

Épisode en relation avec la théorie des trois barres, développée dans l’épisode 13. Comment rendre un personnage plus ou moins proactif, selon qu’on veuille le rendre plus ou moins attirant pour le lecteur.

Comment rendre un personnage plus proactif :

— En général, dans les histoires « classiques », le personnage principal n’est pas proactif, car il est content de son sort. L’élément perturbateur est extérieur : l’antagoniste, qui force le personnage principal à réagir.

— Quand le personnage se met à réagir, c’est un bon moyen de le rendre proactif (il essaye de contrer le méchant).

— Pour le rendre plus proactif : lui donner des buts, il veut quelque chose que l’antagoniste refuse. Même si le personnage au départ a l’impression que tout va bien, faire comprendre qu’en réalité, il n’est pas entièrement satisfait (même s’il ne sait pas encore ce qu’il veut vraiment). Ex. Le Hobbit qui découvre qu’il a envie de partir à l’aventure.

— Donner au personnage le choix de refuser l’action et de repartir à son ancienne vie. S’il ne retourne pas à son ancienne vie et choisit volontairement l’action, cela le rendra plus actif.

 

 

Épisode 33 : microcasting

Dans le quotient MICE, comment écrire une idée de Milieu et partir vers une idée de personnage ?

Commencer par un conflit qui oppose le Milieu au personnage, puis après, introduire des conflits entre les personnages ? (Ex histoires « hommes contre la nature »).

Quelques conseils pour relire avec efficacité ?

Ne pas se presser, ne pas sauter du texte. Pour se forcer à ralentir, cacher le texte et le découvrir au fur et à mesure qu’on le lit. Relire à voix haute. Relire à l’envers, pour corriger la ponctuation.

Faut-il écrire une heure tous les jours pour progresser, quoi qu’on écrive ?

Oui, et non. Oui, il est important d’écrire avec régularité, mais d’une part, écrire un mail ou un article de blog ne vous fera pas progresser dans l’écriture d’un roman. D’autre part, on peut avoir besoin de plus d’une heure pour être vraiment efficace (Ex : Brandon Sanderson qui dit avoir plutôt besoin d’un bloc de 4h tous les 4 jours, que d’une heure tous les jours).

Tout dépend du rythme d’écriture qu’on a, du temps qu’on peut rester sans écrire sans perdre ses « muscles d’écriture ».

Foreshadowing (l’art d’annoncer un évènement par de subtils indices) : peut-on placer correctement tous les indices dès le premier jet ?

Non. Le premier jet sert à placer les éléments de l’histoire, pour le foreshadowing, les corrections servent à essayer de remettre tout ça dans l’ordre.

Quels exercices d’écriture à pratiquer régulièrement ?

Quand on attend, s’entraîner à décrire l’endroit où on se trouve. La méthode Phillip K. Dick pour le Maître du haut château : dès qu’il arrivait à un moment important, il consultait le livre du Yi Qing pour savoir quoi faire ensuite. Bon exercice d’écriture : imposer une dose d’aléatoire.

 

 

Episode 34 : Scifi as education

Podcast sur l’art de faire apprendre des faits scientifiques en leur faisait lire de la SF.

Dans une histoire, comment bien faire passer une explication scientifique, sans barber ou perdre le lecteur ? Bien choisir le personnage : Orson Scott Card préconise de choisir le personnage qui a le plus à perdre ou à gagner.

 

 

Episode 35 : What to do when you disagree with your editor

Que faire quand on n’est pas d’accord avec son éditeur ?

— Ça arrive, et ce n’est pas un drame.

— Il faut se comporter de manière professionnelle, rester courtois, mais ne pas hésiter à se montrer ferme si on sent que ça ne va pas du tout marcher.

— Ne pas s’arcbouter sur ses positions et offrir à l’éditeur des alternatives au problème.

— Bien réfléchir : est-ce qu’on est prêt à faire des concessions ? Si oui, lesquelles ? Qu’est-ce qu’on veut absolument garder ?

— Il faut garder à l’esprit qu’un éditeur est un professionnel avec de l’expérience. S’il soulève un problème, il a sûrement raison (même s’il a tort sur ce qui cloche dans l’histoire, il a remarqué que quelque chose cloche, et donc, il faut le retravailler).

— Ne pas hésiter à voir la personne, ou à l’appeler pour en parler. L’inconvénient des échanges à l’écrit, c’est que le ton peut monter assez vite. C’est mieux d’avoir la personne en direct pour en parler, pour désamorcer les tensions.

 

 

Episode 36 : Writing instruction

Comment aider d’autres écrivains ?

Tout le monde peut apprendre à écrire (c’est comme apprendre à faire du vélo). Après, il appartient à l’écrivain de travailler, de se perfectionner, et de s’accrocher.

Tout le monde raconte des histoires, on apprend par des histoires. Pour apprendre à écrire, commencer par ces histoires du quotidien, pour décortiquer la manière dont une histoire fonctionne (les personnages, la narration).

Pour les écrivains des genres de l’imaginaire : apprendre à se concentrer sur autre chose que sur la construction du monde (qui a tendance à prendre trop d’importance pour les débutants).

Des exercices à faire :

— Créer un univers, décrire un décor.

— Décrire les personnages

— Faire s’engueuler deux personnages et leur donner une voix propre.

 

Épisode 37 : training a critique groupe

Quelques règles pour un groupe de critique :

— être poli, surtout quand on est dans un groupe en ligne.

— Quand on reçoit une critique, la seule chose qu’on peut dire est « merci », ou éventuellement, demander des précisions sur quelque chose que le lecteur n’a pas compris. S’il n’aime pas, ou n’a pas compris quelque chose, c’est qu’il faut modifier l’histoire.

— Un commentateur n’est pas là pour réécrire l’histoire, mais pour donner à l’auteur un feed-back sur ce qui fonctionne et ne fonctionne pas. Attention à ne pas essayer de réécrire l’histoire, parce que souvent, on a tort.

— Établir des règles claires (sur l’admission, sur la manière de critiquer).

— Le groupe finit toujours par mourir, ou se transformer. Des gens partent, des gens arrivent…

 

 

Épisode 38 : questions and answers

Peut-on continuer à faire des critiques, bonnes ou mauvaises, quand on est un écrivain publié ?

Les auteurs du podcast ont pour règle de ne critiquer que ce qu’ils ont aimé, et de ne rien dire sur les livres qu’ils n’ont pas aimés.

Comment faire quand on écrit, et qu’on est obsédé par son roman, qu’on ne parle plus que de ça ?

Établir avec sa famille des règles de fonctionnement, se ménager du temps où l’on se consacre à sa famille.

Comment créer des créatures originales et vraiment effrayantes ?

Réfléchir à ce qui nous fait peur. Pour un adulte, la peur naît souvent de la perte de contrôle. Réfléchir à quel point la créature est similaire à un être humain, une créature qui ressemble à un humain, mais se révèle n’en être pas un est effrayante. Les histoires qu’on entend, les rumeurs, sont souvent plus effrayantes que la créature en elle-même.

Comment se faire des contacts lors des salons et des conventions ?

Ne pas commencer par parler business, se rappeler que les personnes qui sont à ces salons sont des fans des mêmes genres que l’auteur, commencer par nouer contact au sujet des choses qu’ils aiment.

 

 

Episode 39 : Publicity for book

La publicité traditionnelle coûte bien trop cher pour être rentable. Pour faire la pub d’un livre, il faut trouver d’autres moyens de le faire connaître.

Les sections littéraires des journaux se sont réduites comme peau de chagrin, du coup, les blogs, les podcasts, et le bouche-à-oreille sont devenus les moyens les plus efficaces pour promouvoir un livre.

Ne pas hésiter à écrire d’autres choses que de la fiction : des critiques, des articles de blogs… de manière se faire connaître.

 

 

Episode 40 : Understanding how royalties work

Les royalties correspondent à un pourcentage du prix de vente du livre. Il peut arriver que le pourcentage augmente en fonction du nombre de livres vendus (ex : 10 % pour les 5 000 premiers, quand on passe le seuil, on augmente à 12,5 %).

Les à-valoir : de l’argent avancé par l’éditeur sur les ventes que fera le livre (on estime combien il va vendre.

Une fois que le montant des à-valoir est dépassé, l’éditeur commence à payer des royalties.

 

 

Épisode 41 : Fan writing

« Fan writer » : les écrivains qui écrivent, mais sans être rémunérés (ex dans les magazines, les fanzines…).

La distinction est importante aux États-Unis, parce que certains prix littéraires comme les Hugo ont des prix récompensant les meilleurs Fan Writers.

 

 

Épisode 42 : Conventions authors relationships

Les organisateurs des conventions et les auteurs n’ont pas toujours les mêmes buts. Mais, les organisateurs de convention sont toujours à la recherche de « talents » pour animer des tables rondes.

Les conventions sont l’occasion se rassembler une communauté de fans, qui cherchent à discuter et échanger, plutôt qu’à vendre et acheter.

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